Les parents d’enfants d’âge préscolaire pourraient s’attendre à ce que leurs enfants aient peur d’aller à l’école, mais les parents d’adolescents seraient probablement surpris de voir leurs adolescents affronter des peurs semblables.

Pourtant, de nombreux adolescents ont une anxiété chronique à l’idée d’aller à l’école, ce qui peut créer une lutte difficile et déroutante à la fois pour l’adolescent et leurs parents.

Mais les parents doivent savoir qu’il existe un moyen de clarifier les choses et d’aider leurs adolescents à surmonter leur anxiété. Nous allons voir comment la sophrologie peut agir sur la phobie scolaire

Phobie scolaire témoignage

Certains témoignages peuvent paraître anodins où l’on ne soupçonne pas une seconde la phobie scolaire comme cause des maux de nos enfants :

« Il a commencé alors à se plaindre régulièrement de douleurs au ventre, à la tête, de troubles du transit intestinal, du sommeil… » Parole de mamans

Puis finalement, mis en perspective avec d’autres témoignages, on se dit que cela est finalement évident

Tout a commencé pour moi à 11 ans, lors de mon entrée en sixième. Avant cela, j’étais une très bonne élève qui ne voulait jamais louper un jour d’école. Je me suis retrouvée dans le collège de mon secteur, où régnait la loi du plus fort : « si tu es faible, tu seras une victime ». Voilà comment j’ai été accueillie pour mon premier jour de cours ! Magicmaman

Mais le vendredi soir, au moment où il préparait ses affaires pour partir chez son père, je l’ai retrouvé en train d’essayer de se pendre à son lit mezzanine. Cela a été un véritable choc !

Alors pour éviter l’horreur comme ce dernier témoignage, je vous félicite car vous vous intéressez à un sujet qui peut sauver la vie de votre enfant

Qu’est-ce que la phobie scolaire ?

La phobie scolaire, aussi appelée refus d’aller à l’école ou évitement scolaire, est une forme d’anxiété grave associée à la fréquentation scolaire. Ces angoisses et ces peurs profondément enracinées sont chroniques et peuvent provoquer une panique, un stress et des inquiétudes extrêmes.

La phobie scolaire n’est pas seulement une phase qui passera, c’est un vrai problème qui persiste pendant plusieurs semaines ou plus. Elle nuit à la capacité des adolescents de participer à la vie normale. Ils peuvent avoir de la difficulté à s’engager à l’école, à établir des relations significatives et à vivre avec le sentiment d’avoir un but.

On estime qu’entre 5 % et 28 % de tous les élèves du primaire et du secondaire souffriront de phobie scolaire à un moment donné de leur vie.

Beaucoup d’élèves du secondaire qui font face à la phobie de l’école font face aux symptômes depuis des années, car l’apparition moyenne de la phobie de l’école survient vers sept ans et demi. Cependant, la phobie de l’école peut ne se manifester que plus tard, par exemple lors d’une transition importante comme l’entrée à l’école secondaire ou le changement d’école.

Souvent, la phobie de l’école survient en même temps qu’un problème de santé mentale plus vaste, comme le trouble d’anxiété de séparation, le trouble d’anxiété sociale ou la dépression.

Par exemple, environ 22 pour cent des élèves souffrant de phobie scolaire ont également reçu un diagnostic de trouble d’anxiété de séparation, tandis que près de 11 pour cent ont également un trouble d’anxiété généralisée.

Environ un tiers de tous les élèves souffrant de phobie scolaire n’ont pas d’autres troubles. Tu peux facilement avoir la phobie de l’école même si tu ne te sens pas trop anxieux à propos de toute autre situation de la vie.

Si un adolescent manifeste une anxiété grave à l’idée d’aller à l’école, il est important de reconnaître qu’il s’agit d’un signe de phobie scolaire et non d’absentéisme.

Un élève phobique à l’école présente habituellement des symptômes physiologiques, comme des vomissements, des maux de tête ou de la diarrhée. Ils sont aussi généralement intelligents et responsables sur le plan académique.

Les élèves qui font l’école buissonnière, par contre, n’ont pas peur de l’école ; au lieu de cela, ils montrent peu d’intérêt à réussir à l’école et se faufilent souvent pour faire quelque chose d’amusant pendant les heures scolaires.

Facteurs contribuant à la phobie scolaire

Les causes de la phobie scolaire varient. Les enfants plus jeunes peuvent avoir très envie de passer du temps avec les personnes qui s’occupent d’eux et souffrir d’anxiété liée à la séparation. Les adolescents peuvent aussi souffrir d’anxiété de séparation.

Un certain nombre d’autres facteurs pourraient contribuer au développement de la phobie scolaire chez les adolescents, tels que :

Les événements pénibles qui se produisent à l’école, comme l’intimidation ou la honte.

  • Décès dans la famille
  • Divorce ou luttes conjugales entre les parents
  • Rentrer à l’école après une longue pause ou un congé prolongé
  • Déplacement ou changement d’école
  • Problèmes de socialisation à l’école
  • Peur de l’imperfection (anxiété de performance)

La phobie de l’école se transforme souvent en refus d’aller à l’école, où l’anxiété et les craintes des élèves sont si graves qu’ils refusent d’aller à l’école. La perspective d’aller à l’école peut provoquer des étourdissements, des douleurs au dos ou des pleurs incontrôlables chez les élèves.

Les angoisses peuvent devenir si graves qu’elles provoquent des crises de panique ou s’infligent des blessures.

Les absences fréquentes dues au refus d’aller à l’école peuvent nuire à leur dossier scolaire, ce qui ne peut que compliquer davantage le problème.

La phobie scolaire solution : 6 conseils pour vaincre la peur de l’école

Il est important de traiter la phobie scolaire comme un problème de santé mentale et non comme une phase passagère pour la surmonter. Forcer les adolescents à aller à l’école ou insister pour qu’ils « s’en remettent » n’aidera pas ; en fait, cela pourrait empirer les choses.

Les parents peuvent mettre en œuvre des stratégies à la maison et discuter avec un professionnel de la santé mentale pour aider leurs adolescents à créer un plan qui leur convient le mieux.

Phobie scolaire que faire ?

Voici quelques conseils pour commencer :

Avoir une conversation non menaçante

Une conversation honnête peut révéler des choses qui se passent à l’école ou d’autres facteurs de stress qui causent de graves angoisses. Vous devriez vous abstenir de juger, mais plutôt partager vos propres expériences et votre sympathie, et discuter des moyens de régler le problème.

Pratiquez des exercices de relaxation

La méditation, la sophrologie, la respiration profonde et la visualisation sont d’excellents outils pour réduire l’anxiété. Aidez votre adolescent à trouver de la musique, des livres ou des méditations guidées qu’il pourra écouter tous les jours avant ou pendant ses études.

Établir une routine

Tout comme quand ils étaient petits, les adolescents apprécient aussi la structure et la routine. Encouragez votre adolescent à se reposer suffisamment en déterminant l’heure du coucher du soir et établissez une routine matinale qui l’aidera à se préparer pour la journée scolaire. Si vous le souhaitez vous pouvez vous intéresser à mes ateliers de sophrologie à Lille (dans le vieux Lille plus exactement)

Garder les adolescents impliqués dans les activités

Beaucoup d’adolescents qui luttent contre la phobie de l’école finissent par se retirer de la socialisation. Encouragez-les à rester impliqués dans leurs groupes religieux hebdomadaires, leurs équipes sportives de club et autres activités sociales, afin qu’ils puissent encore bénéficier de ces sources de positivité et de soutien.

Communiquer avec les enseignants et les administrateurs

Assurez-vous que les enseignants et les administrateurs sont au courant de la situation et qu’ils communiquent les moyens par lesquels ils peuvent être des sympathisants actifs.

Obtenir l’aide d’un professionnel de la santé mentale

Les professionnels de la santé mentale peuvent vous aider à évaluer le portrait complet de la situation de votre adolescent et vous recommander le meilleur traitement. Une évaluation complète par un professionnel de la santé mentale montrera également si les adolescents souffrent ou non d’un problème de santé mentale plus grave, comme le trouble d’anxiété sociale, et déterminera si votre adolescent peut bénéficier de traitements comme :

  • Une séance de sophrologie
  • Thérapie cognitivo-comportementale
  • Thérapie individuelle
  • Thérapie familiale (intéressez vous aux constellations familiales)

De plus, ils peuvent aussi aider les adolescents à développer des aptitudes sociales et à pratiquer des exercices à utiliser lorsque certaines choses déclenchent leur anxiété.

Enfin, les professionnels de la santé mentale peuvent vous aider, en collaboration avec les responsables de l’école de votre adolescent, à élaborer un plan de réintégration à l’école, si nécessaire.

Phobie scolaire mdph, une solution ?

MDPH est l’acronyme de : « maison départementale des personnes handicapées »

Je trouve que s’en référer à la MDPH est une solution violence, contraire à l’approche de la sophrologie.

Néanmoins elle est peut être envisageable pour certains comportements. Je vous invite à lire ma page sur la sophrologie enfant : gestion des émotions.

Il est possible que la solution soit beaucoup plus simple que « d’interner » votre enfant, même si le mot est violent, c’est comme ça que cela sera interprété.

Préférez d’abord les solutions évoquées précédemment avant tout.

La phobie de l’école et la rentrée des classes

Surmonter la phobie de l’école n’est pas une entreprise sans espoir, mais elle exige un effort d’équipe. Si les parents, les enseignants et les professionnels de la santé mentale travaillent ensemble de façon méthodique, il n’y a aucune raison de croire que les adolescents ne peuvent pas aller au-delà.

Si la phobie scolaire de votre adolescent est grave et qu’il a manqué beaucoup d’école, avec votre école, vous pourrez peut-être élaborer un plan pour faciliter son retour.

Par exemple, vous pouvez commencer le premier jour de retour en demandant à votre adolescent d’aller à sa classe préférée et de travailler jusqu’à y assister toute la journée.

En collaboration avec les responsables de l’école et les professionnels de la santé mentale, il est possible pour votre adolescent de surmonter sa phobie de l’école et de profiter à nouveau de l’école.

Ne sous estimez pas les réseaux sociaux !

Je suis presque sur que votre progéniture vous a tanné pour recevoir un smartphone et faire comme ses camarades classes, à savoir : aller sur Instagram, Snapchat, TikTok ect…

Comme il est expliqué dans le livre Michel Desmurget « la fabrique du crétin digital » :

Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d’écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4h45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6h45. En cumuls annuel ces usages représentent autour de 1000 heures pour un élève de maternelle (soi davantage que le volume horaire d’une années scolaire), 1700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 22400 heures pour un lycéen du secondaire (2.5 années scolaires).

Ces applications à la mode chez les enfants et adolescents sont à considérer comme le prolongement de l’école et malheureusement aussi, comme le prolongement d’un potentiel harcèlement.

De manière générale pour gagner en confiance en soi, il faut éviter de se comparer. Seulement le propre des réseaux sociaux et de partager, mais cela revient à afficher sa réussite devant une audience donc à être jugé ou à frustrer l’audience en se comparant. C’est d’autant plus vrai chez les enfants et adolescents qui sont des êtres en construction.

Apprendre à utiliser les réseaux sociaux et son smartphone

Ce n’est pas une chose aisée car même les fabricants de ce genre de technologies privent leurs enfants de smartphone à l’école et à la maison. C’était le cas pour Steve Jobs, ça l’est aussi pour les employé de cette industrie.

La privation engendre la frustration alors essayer plutot de limiter et d’avoir toujours un œil sur les activités de votre ado sans empiéter sur son jardin secret pour autant.